7 personnalités disent NON à l'initiative du CHAOS

L’initiative du chaos exige que la population résidente permanente de la Suisse ne dépasse en aucun cas les 10 millions d’ici 2050. Dans le cas contraire, le Conseil fédéral devrait dénoncer les traités internationaux relatifs à la population. Il devrait, en outre, prendre des mesures dès que la population permanente dépasse les 9,5 millions, notamment en matière d’asile et de regroupement familial. La CNCI, l’UNAM, le PLR, le PVL et le Centre s'oppose à cette initiative. 7 personnalités issues des milieux économiques et politiques s'opposent à l'initiative.

Damien Cottier, Conseiller national et Président UNAM
Les auteurs de l’initiative prétendent répondre aux préoccupations de la population liées à la croissance démographique : logements plus rares, infrastructures sous pression ou embouteillages. Pourtant leur texte n’apporte aucune solution concrète. Pire : il créerait une série de nouveaux problèmes majeurs. C’est la raison pour laquelle une large alliance de partis (tous sauf les initiants), les organisations économiques, les cantons, les villes, les communes, les responsables de la sécurité, de la santé ou du tourisme, ainsi que le Conseil fédéral et le Parlement s’opposent clairement à ce texte risqué.

Alexis Maire, Député et Co-Président du groupe PLR-Centre au Grand Conseil
Cette initiative reviendrait à utiliser un bazooka pour écraser une mouche… Cette initiative accentuerait la pénurie de main qualifiée dans un contexte où la question du remplacement des baby-boomers constitue déjà un enjeu majeur et où la pénurie de personnel soignant se fait déjà sentir. La sécurité serait également menacée par l’initiative, mettant en péril la voie bilatérale qui garantit la coopération policière avec l’Europe ainsi que l’application du système de Dublin, et donc le renvoi des demandeurs d’asile.

Philippe Bauer, Président de la FNSO et de la Convention Patronale
La réalité du Canton de Neuchâtel n’est pas celle de la Suisse centrale. Les entreprises neuchâteloises ont besoin de travailleurs étrangers pour fonctionner, innover et rester compétitives. Le gros œuvre, le second œuvre, la restauration et le domaine de la santé sont aussi très concernés par cette initiative du chaos.

Corine Fiechter, Responsable de projets Politique économique et formation chez economiesuisse
Cette initiative est pire que les droits de douane américains pour notre économie. En pleine période de turbulences – entre franc fort, guerres commerciales et autres tensions géopolitiques – saborder notre accès à notre principal débouché commercial serait d’autant plus irresponsable. Croire qu’un accord de libre-échange pourrait remplacer la perte des accords bilatéraux serait illusoire.

David Guenin, Président CNCI
De nombreuses PME industrielles importent depuis l’UE de la matière, des composants, des outils, des machines. L’activation de la clause guillotine pourrait entraîner des conséquences fâcheuses pour certains flux d’approvisionnements. Rallongement des délais, contrôles et formalités supplémentaires aux frontières, augmentation des prix, telles pourraient être les désagréments pour nos entreprises, avec à la clé de potentiels ruptures de flux, des arrêts de ligne ou des retards de livraison. Voulons-nous dégrader les chaines d’approvisionnement de nos entreprises ? Les milieux économiques disent clairement NON.

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