Comptes 2020 - Position du groupe PLR

Retrouvez la position du groupe PLR concernant les comptes 2020 de la commune.

Comptes 2020

21-304 et 305 - Rapport du groupe PLR au sujet des rapports des comptes 2020 du Conseil communal et de la commission financière

Tout d’abord, nous tenons à remercier le Conseil communal et son administration pour tout le travail effectué en 2020, année marquée par deux événements majeurs qu’ont été la fusion du Locle et des Brenets ainsi que l’omniprésente pandémie. Nous remercions les services communaux pour la rédaction du rapport de gestion, qui nous permet, année après année, d’avoir une vision de leur activité sur l’année écoulée, même si certains services tels que les travaux publics se montrent encore plus timides dans la description de leurs activités que dans les ressources qu’ils sollicitent. Nous remercions particulièrement le Service des finances pour sa maitrise de l’ensemble de la comptabilité des ménages communaux ainsi que la Commission financière pour son rapport aussi concis que détaillé. Les comptes 2020 ont pu être validés par la Commission financière dans de bonnes conditions, nonobstant la situation sanitaire de ce printemps. Nous saisissons aussi la présente occasion pour remercier l’ensemble des entreprises et des particuliers du Locle et des Brenets qui ont su se montrer solidaires, forts et responsables au cours de la période difficile que nous vivons depuis plus d’un an.

 

Sans malheureusement de surprise, l’année 2020 boucle sur un nouveau déficit démontrant que malgré une maitrise des charges par le Conseil Communal notre commune se trouve trop fragilisée par des événements extérieurs qu’elle ne maitrise pas. Et encore, le déficit annoncé s’avère moins important que budgété puisque notamment quelque peu amorti par la réévaluation de biens immobiliers.  Si les comptes de l’ancienne commune des Brenets présentent quant à eux un léger excédent de revenus au lieu d’un excédent de charges prévu au budget, nous devons constater que cela dépend essentiellement d’événements ponctuels liés notamment à une réévaluation du complexe des Rives du Doubs.

Bien sûr, il y eu la crise liée à la pandémie, mais cela ne reste qu’un événement ne faisant que renforcer une fois de plus les constats qui chaque année sont posés : notre ville souffre d’un déficit structurel.

L’accroissement de la dette de 9,7 million pour atteindre un total de 124 millions de francs est alarmant, mais ce qui l’est plus encore c’est l’absence de pistes et d’idées suggérées par un exécutif que l’on sent plus fataliste que combatif. Certes, le Conseil communal a veillé à maintenir les charges de personnel qui selon lui ont atteint un plancher entre 2018 et 2019, mais il est certain que si nous devions désormais assumer des intérêts de la dette à des taux significativement plus hauts que ce que nous connaissons, notre destinée ne serait plus laissée en nos mains bien longtemps. Se plaindre depuis 2014 d’une refonte du système d’imposition sans agir nous inquiète à tel point qu’aujourd’hui nous ne pouvons plus juste continuer à avaliser ce manque de réactions et d’ambitions et nous contenter des quelques rapports portant sur des canalisations défectueuses que le Conseil communal nous a servis depuis le début de la législature.

À l’heure du rapport des comptes 2019, le président du Conseil communal de l’époque, Denis de la Reussille, évoquait « Effectivement, ce sera probablement l’heure de faire pratiquement des choix de société. De plus, probablement aussi comme la Confédération, les cantons et la plupart des communes, nous devrons nous résoudre à continuer de nous endetter si nous voulons continuer de fonctionner et délivrer des prestations de qualité à nos citoyen-ne-s ». Une année et à nouveau quelques dizaines d’habitants en moins plus tard, le Conseil communal ne nous offre toujours pas de choix de société et nous conforte dans cette sinistrose ambiante détériorant plus encore l’image de notre ville que nous devrions tous pourtant vouloir faire resplendir.

À ceux qui veulent d’un avenir sans autre projet qu’un endettement toujours plus grand et une réitération de pleurnicheries aux occasions des comptes et budgets, nous devons opposer un vrai projet politique volontariste et déterminé. Nous devons demander à notre Conseil communal de faire sortir nos institutions de ce fatalisme ronronnant et de cette gestion des affaires courantes la tête dans le guidon, notamment en s’inspirant d’idées et projets pouvant surgir des commissions qui sont à tel point oubliées que plusieurs d’entre elles n’ont toujours pas été constituées et convoquées pour une première séance. Il y a urgence, le bateau prend l’eau, cessons d’attendre et agissons !

Aussi, si le groupe acceptera les comptes, il attendra désormais du Conseil communal un changement tant de cap que d’attitude en lui proposant de redistribuer les cartes, de donner une autre envergure à notre ville en lui permettant de briller à futur au sein des villes les plus importantes et incontournables de Romandie en unissant sa destinée à celle de la ville voisine qui la semaine passée se plaignait d’un manque de 5'000 habitants pour parvenir à équilibrer ses comptes. En sus de prier instamment le Conseil communal de convoquer toutes les commissions et de leur donner ainsi la possibilité de se constituer et de travailler, un postulat demandant un rapport au sujet de la fusion entre les villes du haut du canton est déposé.

Les loclois doivent pouvoir être fiers de leur ville, de leurs institutions et de leurs élus. À nous de nous montrer à la hauteur, d’avoir de l’ambition et de la concrétiser pour le bien de tous.